De la fibre de coton au tissu

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Le coton est séché à l’air et au soleil pendant quelques jours. Une fois séchés, les stocks de coton sont emmenés à l’intérieur de l’usine pour l'égrenage. Cette étape consiste à séparer les fibres suffisamment longues des graines et d’éliminer les débris.

Les femmes poussent le coton dans les machines pour l’égrenage. L’électricité ne fonctionnant que le matin, l’usine a son propre groupe électrogène en cas de besoin.

Le coton est stocké dans un entrepôt. Il est mis en attente pour être stocké dans les balles. Cela consiste à comprimer le coton égrené et à l’empaqueter en balles de 230 kg environ.

Cette usine d’égrenage produit environ 3 000 balles de coton bio par an, soit environ 10 % de sa production. Les balles partiront ensuite vers les usines de filage, tricotage et teinture (qui ne font pas partie de la chaîne équitable).

Ces usines permettent de transformer la fibre de coton en fil, puis en tissu. Elles ne se situent pas toujours dans le pays producteur de coton ; ces étapes de transformation impliquent donc beaucoup de transport (et donc des émissions de CO2).

Pour passer du coton brut au fil, l’étape de filage fait généralement appel à des procédés mécaniques qui consomment surtout de l’énergie. Afin de faciliter leur passage dans les machines, les fils sont préparés avec des lubrifiants et des agents humidificateurs. Les fils sont ensuite lavés et les résidus peuvent se retrouver dans les eaux usées, si celles-ci n’ont pas été filtrées ou traitées avant d’être rejetées. 
Viennent ensuite les étapes du tissage et du tricotage, où les fils de coton sont assemblés pour constituer le tissu. Cette étape demande surtout de l’énergie pour faire fonctionner la machine.

Le tissu peut ensuite subir de nombreux traitements d’ennoblissement dans l’objectif de le teindre, de le rendre plus doux, élastique, ou encore d’imprimer un motif… Les process utilisent des produits chimiques parfois toxiques qui contiennent des métaux lourds, des solvants (qui peuvent dégager des Composés organiques volatils [COV])…
Ces substances peuvent être nocives et avoir un impact sur la santé des ouvriers. De plus, elles peuvent polluer l’air et les eaux usées lorsqu’elles ne sont pas aspirées ou traitées, ce qui est le cas dans certains pays. Une fois le vêtement porté, ces substances peuvent se dégrader avec la sueur ou l’humidité et migrer sur la peau.

Ces phases de production sont rarement encadrées par des réglementations strictes (notamment sur l’utilisation de produits chimiques). L’Europe a bien mis en place une réglementation, mais elle ne dispose que d’une minorité des capacités de production mondiale.

De ces usines ressortira du tissu qui sera envoyé dans les usines de confection.