Le tissage, la teinture et le transport ont aussi des impacts sur notre environnement !

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La production des matières premières pour fabriquer nos vêtements et chaussures n’est pas la seule à avoir des impacts environnementaux et sociaux. La manufacture a aussi sa part de responsabilité ! Mais qu’est-ce que la manufacture, déjà ? Petit rappel : il s’agit de la transformation des matières premières en produits finis !

Filature, tissage… ça pollue aussi !

Ces procédés utilisent de nombreux produits chimiques. Par exemple, les fils sont enduits de graisse ou encore de cire pour être plus résistants. Après le tissage, le tissu est lavé et les substances toxiques qu’il contient sont rejetées dans les eaux usées qui ne sont pas traitées dans tous les pays de la même manière.

Lorsque l’eau n’est pas retraitée, cela détruit les écosystèmes et peut nuire à la biodiversité et à la santé des êtres humains.

Quand on achète un vêtement qui porte l’Écolabel européen, ce label nous garantit que les industriels s’engagent à limiter l’usage de produits toxiques et allergènes et à réduire le plus possible leurs impacts sur l’environnement et la santé humaine. Privilégiez les labels bio !

Jean brut, troué ou délavé ?

La mode éthique et responsable, c’est aussi ne pas s’habiller comme tout le monde. C’est avoir la pièce qui fera la différence.

Pour satisfaire tous les styles, les vêtements subissent des traitements spéciaux : aspect vieilli, brillant, coloré, motif… On appelle ça « l’ennoblissement » des textiles.

Et votre jean ? Est-il délavé, troué, vieilli ?
Sachez que pour avoir un aspect délavé, un jean subit un procédé nommé « sablage ». On pulvérise du sable à haute pression sur le jean pour qu’il soit plus cool. Mais ce procédé expose les ouvriers à de fortes poussières, appelées « poussières de silice ». Elles s’introduisent dans leur organisme à travers les oreilles, le nez ou encore la bouche. Les ouvriers peuvent développer une silicose, une maladie pulmonaire incurable pouvant évoluer en cancer.

Acheter un vêtement avec l’Écolabel européen, c’est encore une fois le bon remède, car il garantit un aspect usé sans aucun sablage !

Vert, jaune, bleu, rose… quelle couleur choisir ?

Avant d’être colorées, les fibres doivent d’abord être blanchies. Les industriels utilisent depuis le XIXe siècle de l’eau de Javel pour accélérer le blanchiment.
L’eau de Javel est par la suite rejetée dans les eaux usées. Le chlore contenu dans l’eau de Javel se combine alors avec des molécules organiques contenues dans les sols, l’air et l’eau.
Le chlore n’étant pas biodégradable, il se retrouve dans la chaîne alimentaire car il est absorbé par les plantes, les animaux… jusqu’aux êtres humains. C’est aussi vrai pour tous les produits chimiques et colorants utilisés lors de l’étape de teinture (métaux lourds dans les pigments, solvants chlorés, acides…).
 

La rivière Li à Xiantang, appelée auparavant « Perle de la Chine », est désormais toxique, polluée par le plomb et le mercure utilisés pour la teinture des jeans et rejetés lors du lavage. On ne peut plus boire l’eau de la rivière comme auparavant, ni pêcher.

 

La plupart des produits chimiques utilisés lors de la confection reste sur les tissus. C’est pour cela qu’il faut toujours laver ses vêtements avant de les porter !

« Couture » ? Vous avez dit « couture » ?!

Une fois les tissus prêts, ils doivent être cousus et assemblés afin de donner un tee-shirt, un pantalon ou encore un pull. Jusque-là, tout est normal, vous allez nous dire.

Ce procédé doit être effectué par des personnes, car les machines n’ont pas la même précision. Logique.
Le problème est que nous vivons à l’ère de la mondialisation et la concurrence est rude. Les entreprises cherchent à produire à moindre coût. Les ouvriers travaillent dans des conditions très difficiles la plupart du temps, sans protection sociale ou encore syndicale selon les pays. Leurs salaires sont souvent en dessous du minimum de décence et ne correspondent pas aux nombres d’heures travaillées.

Ce type d’usine est appelé « sweatshop » (« usine de la sueur »). Cela vous dit quelque chose ? Souvenez-vous, ces derniers avaient été mis en lumière lors de l’effondrement le 24 avril 2013 du Rana Plaza, au Bangladesh, qui avait fait plus de 1 135 morts. Ce bâtiment abritait plusieurs ateliers de confection qui travaillaient pour plusieurs marques internationales. Aujourd’hui, ces sweatshops sont encore sur le devant de la scène et font régulièrement partie de l’actualité lorsque certains consommateurs retrouvent des mots « d’aide » dans les poches de leurs vêtements.

Envie d’en savoir plus sur les conventions qui régissent le travail dans le monde ? Cliquez ici et retrouvez toutes les conventions de l’Organisation internationale du travail.

Avion ou… avion ?

Les modes changent de plus en plus vite et les transports doivent suivre le rythme même si les usines se situent de plus en plus loin (en Asie, notamment). C’est pourquoi les marques utilisent majoritairement… on vous le donne dans le mille : l’avion. Il s’agit effectivement du moyen de transport le plus rapide, mais aussi le plus émetteur de gaz à effet de serre.

Eh oui, acheter du « made in » de pays très lointain, ce n’est pas anodin ! Ça a aussi son effet sur le changement climatique, et pas de façon positive !


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