Une pollution plastique en augmentation partout dans le monde

Partager

Le plastique se fragmente avec le temps et l’usure pour devenir des petits confettis de quelques millimètres de largeur, nommés microplastiques. Les plastiques se disloquent en particules de plus en plus fines, jusqu'à ne plus devenir que des nano particules qui finissent par s'éparpiller dans la terre, dans les fleuves, les rivières et dans les océans.

En mer, les déchets proviennent majoritairement de l’intérieur des terres et sont transportés par les vents, les pluies, ainsi que les cours d’eau jusqu’à l’océan. Lors des orages et fortes pluies, le niveau des cours d’eau monte et entraîne la plupart des déchets présents sur les berges. En traversant des terrains agricoles, industriels ou des agglomérations urbaines, les cours d’eau transportent de multiples éléments (emballages alimentaires, canettes, mégots, etc.).
Les déchets peuvent aussi être abandonnés sur les plages ou en mer du fait des activités d’aquaculture, de pêche et de transport maritime.

Pour en savoir plus sur le parcours des déchets jusqu’à l’océan, consultez le kit de Surfrider Foundation (PDF - 2,06 Mo). Très clair et très instructif !

Retrouvez aussi le parcours d’un déchet en plastique jeté dans l’océan raconté par l’Expédition Tara en Méditerranée.

Ainsi, 80 % des plastiques retrouvés en mer proviennent de la terre ferme, les 20 % restant sont issus des activités de pêche. Portés par les courants marins, des déchets plastiques sont aujourd’hui présents en quantité dans l’océan arctique à des milliers de kilomètres des lieux d’activité humaine. 200 000 tonnes de déchets s’agglutinent actuellement dans cinq zones de pleine mer. La taille de ces zones est si impressionnante qu’on les appelle parfois « les continents de plastiques ». Par exemple, entre la Californie et Hawaï, un de ces « continents » s'étend sur 3,5 millions de km² soit 6 fois la France. 

On retrouve aussi des déchets plastiques sur terre, dans des zones protégées, loin de toute activité humaine. Par exemple, dans le sud de l’Espagne, les plastiques utilisées pour recouvrir les fruits et les légumes dans les champs se morcellent et s’envolent à des dizaines de kilomètres. On les retrouve dans le parc naturel de Cabo de Gata à côté d’Almeria et en mer.

Pour en savoir plus sur les déchets en mer :

Des déchets souvent difficiles à récupérer

Aujourd’hui, tous les océans sont pollués par des plastiques de toute taille très éparpillés et difficiles à récupérer. En effet, il n’y a pas que de gros morceaux de plastique qu’on pourrait repêcher. Les microplastiques ou nanoplastiques sont très difficiles à récupérer.

On est loin de se douter que lorsqu’on lave nos vêtements, de petites particules se détachent des polymères qui composent les tissus synthétiques et sont évacués dans les eaux usées. Ces tout petits morceaux de plastique ne sont pas dégradés dans les stations d’épuration et finissent dans les rivières, les fleuves puis les océans.

Le problème ne touche pas seulement les océans, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) se penche actuellement sur la présence de plastiques dans les eaux continentales. Durant 3 ans, des scientifiques vont étudier les microplastiques présents dans la Garonne. Ils nous expliquent en vidéo leurs méthodes et techniques d’étude.

Certaines techniques agricoles sont aussi responsables de la diffusion de microplastiques dans les sols. Avec le temps, les bâches qui recouvrent parfois des cultures se fragmentent en petits morceaux, non biodégradables et pénètrent dans le sol.

Temps de dégradation des déchets

Une menace pour la biodiversité… et pour les êtres humains

Beaucoup d’insectes se nourrissent de la matière organique des sols et ingèrent donc en même temps du plastique. Ce plastique peut aussi se retrouver dans les fruits et légumes que l’on mange !

L’association Surfrider estime qu’un 1 million d’oiseaux et 100 000 mammifères meurent chaque année coincés dans des débris de plastique ou après avoir ingéré des microplastiques, qui s’accumulent dans leur système digestif. Le plastique avalé par les poissons se stocke dans leur chair et contamine toute la chaîne alimentaire jusqu’aux êtres humains.

690 espèces marines sont menacées par la pollution à ce jour. @surfridereurope #resetyourbottle ww.surfrider.eu/resetyourhabits