Alimentation et environnement, c'est quoi le rapport ?

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Mais notre alimentation a aussi des impacts sur l’environnement. Pour produire les aliments, les transformer, les transporter et les stocker, nous utilisons de l’eau, de l’énergie et nous générons parfois des pollutions.

L’empreinte environnementale, du champ à l’assiette

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Des impacts sur le climat

L’alimentation participe à de nombreuses émissions de gaz à effet de serre. Une personne génère quasiment autant de Gaz à effet de serre (GES) pour se nourrir que pour se déplacer ou pour son habitat.

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Près de 70 % de ces GES sont émis lors de l’étape de production agricole des aliments, notamment par :

  • l’apport d’engrais dans les sols ;
  • la fermentation entérique, qui correspond aux émissions de gaz à effet de serre produites par les ruminants (vaches, moutons, chèvres…), qui émettent du méthane lors de leur digestion ;
  • la consommation d’énergie pour faire fonctionner les tracteurs, les serres chauffées, les bâtiments d’élevage.

Mais l’agriculture peut également aider à limiter le réchauffement de la planète en stockant une partie du carbone émis. Ainsi, les prairies, les haies ou les parcelles agro-forestières, lors de leur croissance, absorbent du gaz carbonique présent dans l’air et le stockent dans le tronc, les banches...

Quand ce bois sera brûlé ou que les branchages se décomposeront, le carbone stocké sera émis dans l’air. Il sera ensuite réabsorbé par de nouveaux végétaux en croissance. C’est ce qu’on appelle le cycle du carbone.

Des impacts sur l’air, le sol, l’eau et la biodiversité

La manière dont les champs sont cultivés, les vergers exploités et les animaux élevés a de nombreux impacts sur notre environnement.

Des impacts sur l’air

Les carburants, pesticides, engrais et déjections animales émettent des polluants naturels ou chimiques dans l’air comme des particules fines ou des poussières émises pendant les labours.

Pour en savoir plus, consultez :

Des impacts sur les sols

Pour nourrir les Français, nous exploitons 26 millions d’hectares (c’est mille 1 000 fois la forêt de Fontainebleau !). Ce chiffre comprend également les terres cultivées à l’étranger pour des aliments consommés en France et pour l’alimentation des animaux élevés en France.

L’agriculture intensive utilise des produits chimiques qui contribuent à la pollution des sols, et fait appel à des pratiques (labours profonds, suppression de haies, diminution de la diversité des cultures…) qui contribuent, de manière, à la dégradation de la qualité des sols.

Les sols sont une ressource naturelle non renouvelable qu’il est important de protéger.

Depuis quelques années, les pratiques agricoles changent pour mieux prendre en compte la préservation de l’environnement : de plus en plus de terres sont cultivées en agriculture biologique ou en agriculture raisonnée. Le mouvement est lancé !

Pour en savoir plus, consultez :

Une consommation d’énergie importante

Il faut de l’énergie pour faire fonctionner les engins agricoles, chauffer les serres et les bâtiments d’élevage. Mais aussi pour transformer les aliments dans des usines, les stocker et les transporter.

Plusieurs pistes d’amélioration existent :

  • réduire les distances de transport, en privilégiant les aliments produits sur l’exploitation (pour l’alimentation animale) ;
  • utiliser des transports alternatifs (comme les péniches ou le train) et en réduisant au maximum les voyages à vide ;
  • améliorer les processus de transformation pour économiser l’énergie et produire moins de déchets ;
  • de plus en plus de magasins installent des réfrigérateurs et congélateurs fermés qui conservent mieux le froid et sont donc nettement plus économes en énergie ;
  • utiliser davantage les énergies renouvelables.

En tant que consommateur, nous avons également un rôle important pour réduire les consommations d’énergie en amont :

  • en choisissant en priorité des produits locaux (moins de transport) et de saison (pour limiter l’usage de serre ou la production dans des pays lointains) ;
  • en consommant des produits moins transformés, qui ont nécessité beaucoup d’énergie pour être produits, emballés, transportés, conservés…

Des impacts sur la qualité de l’eau

En France comme dans le reste du monde, l’agriculture demeure une grande consommatrice d’eau. 60 % des nitrates présents dans les nappes phréatiques et les rivières sont d’origine agricole… Avec le phosphore, ils nuisent à la qualité des cours d’eau.

Pour en savoir plus, consultez :

Des impacts sur la biodiversité

La surexploitation des terres agricoles et des océans altère la biodiversité.

Dans le monde, 90 % des espèces de poissons sont exploitées au maximum ou surexploitées.

La consommation de produits de la mer issus de l’aquaculture a dépassé, au niveau mondial, celle de la pêche. Mais elle ne résout pas la question du stock disponible, car les poissons d’élevage sont partiellement nourris avec ceux de la pêche, or 90 % des espèces sont exploitées au maximum.

Mais tous les acteurs (agriculteurs, transporteurs, restaurateurs, etc.) s’engagent dans l’amélioration de leurs pratiques pour réduire leur impact sur l’environnement. L’agriculture cherche notamment à concilier une production efficace tout en optimisant l’exploitation des terres et en respectant l’usage et l’équilibre des écosystèmes. On parle alors d’agro-écologie.

L’agro-écologie permet un meilleur respect de l’environnement :

  • les apports d’engrais tiennent compte des besoins réels des plantes ;
  • une rotation des cultures (céréales et légumineuses) est mise en place pour limiter l’appauvrissement des sols. Les sols ont alors moins besoin d’engrais ;
  • les eaux usées d’élevage sont utilisées pour nourrir les sols ;
  • pour utiliser moins de pesticides, le désherbage est fait de façon mécanique et les cultures sont observées régulièrement pour éviter des traitements inutiles.

Encore trop de gaspillage alimentaire !

On parle de gaspillage alimentaire lorsque l’on jette de la nourriture encore comestible. Ce gaspillage peut avoir lieu à chaque étape de la vie d’un produit alimentaire, de la production à sa distribution, son stockage ou sa consommation.

Alors qu’on pense souvent ne pas gaspiller beaucoup, chaque Français jette pourtant 30 kg de nourriture par an à la maison et 20 kg pour les repas pris à l’extérieur. Cela fait beaucoup !

Un gaspillage important intervient aussi au moment de la production des aliments et de leur transformation.

Toutes les explications sur ce problème sont dans le dossier « Stop au gaspillage alimentaire ! »