Le monde entier parle du climat

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Arnaud Bouissou / MEDDE - SG COP21

Un peu d’histoire...

Il est fort probable que vous ayez déjà entendu parler du protocole de Kyoto. Après deux années et demie d’intenses négociations, ce protocole a été adopté par 84 pays en 1997.

Il précise, pays par pays, les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les efforts de chaque pays devait permettre de réduire d’au moins 5 % (par rapport au niveau de 1990) les émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012. Mais ce protocole n’a pas été ratifié par tous et notamment pas par les États-Unis.

En Europe, le protocole de Kyoto prévoyait une réduction de 8 % des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2012. En 2008, l’Europe décide d'être plus ambitieuse et de réduire ses émissions de 20 % d’ici 2020. L'objectif annoncé par l’Europe pour 2030 est maintenant de - 40 %. C’est aujourd’hui l’objectif le plus élevé dans le monde.

Mais il faut désormais impliquer tous les pays du monde, les pays développés comme les pays en développement. C’est important, car depuis 2005, les émissions de gaz à effet de serre des pays en développement ont dépassé celles des pays développés.

De COP en COP, de négociations en négociations, les pays du monde ont avancé :

  • les accords de Bonn et de Marrakech (2001) définissent les règles pour appliquer le protocole de Kyoto, notamment une aide financière pour les pays en développement ;
  • le plan d’action de Bali (2007) ouvre les négociations sur les objectifs de réduction des gaz à effet de serre après le protocole de Kyoto, donc après 2012 ;
  • la COP15 de Copenhague (2009), a permis de reconnaître officiellement l’objectif d’un réchauffement planétaire maximal à + 2 °C d’ici 2 050 ;
  • la COP17 à Durban (2011) a permis de prolonger le protocole de Kyoto. C’est aussi la création d’un comité sur l’adaptation aux changements climatiques ;
  • la COP21 aboutit à la signature de l'accord de Paris : 197 pays s'engagent à mener des actions concrètes pour limiter le réchauffement planétaire à moins de 2 °C.
  • Les COP suivantes permettent aux pays de présenter leurs résultats et de définir plus précisément des plans d'actions.

Une COP, c’est quoi ?

Dans une Conférence des Parties, les États participants sont appelés « parties ». Ils ont tous, dès 1992 à la fin du Sommet de la Terre de Rio, adopté la « Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ». Cette convention reconnaît l’existence « d’un changement climatique d’origine humaine ».

Au fil des années, la Conférence des Parties s’est élargie et on compte aujourd’hui 197 pays participants. Le but ? Décider des mesures pour limiter le changement climatique.

Ainsi, pendant deux semaines, les représentants des pays du monde entier se réunissent, discutent et décident notamment des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour la planète, et aussi pour le pays qu’ils représentent. En fonction de ses intérêts économiques, politiques, sociaux… chaque pays est plus ou moins prêt à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

En parallèle, la discussion porte sur le financement lié à la réduction des émissions. Les pays développés sont ceux qui ont déjà émis de grandes quantités de gaz à effet de serre dans leur passé industriel, depuis 1850. Les pays en développement souhaitent que leurs réductions d’émissions de gaz à effet de serre soient en partie financées par les pays développés : c’est le « Fonds vert pour le climat ».

Les jeunes citoyens peuvent aussi participer à une COP

Depuis la COP18, le Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable (REFEDD) est accrédité pour prendre part aux conférences internationales sur le climat et soutenir les sujets de l’éducation au changement climatique et de l’équité intergénérationnelle.

L’année dernière, 6 étudiants ont participé à la COP23.

Vous aussi, vous pouvez rejoindre l’équipe du REFEDD et assister aux discussions de la COP24 en candidatant sur le site du REFEDD.

 


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