Quand considère-t-on que notre air est trop pollué ?

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Jean Paul HOUDRY / ADEME

En France, la surveillance de la qualité de l’air est obligatoire.

Des réglementations et des dispositions européennes relatives aux polluants atmosphériques sont mises en œuvres.

Pour savoir si l’air est un peu, beaucoup ou trop pollué, on utilise un « indice de la qualité de l’air ».

L'indice ATMO calcule et note chaque jour dans plus de 80 agglomérations la qualité de l'air.

L'ATMO est calculé par une fédération de plus de 29 associations agréées et réparties dans toute la France comme le montre la carte suivante :

Fédération de 29 associations calculant l'ATMO

Pour vérifier, polluant par polluant, les prévisions de pollution sont consultables sur le site Prev'Air.

Qu’est-ce qu’un pic de pollution ?

On définit un pic de pollution par une quantité trop élevée d’un ou de plusieurs polluants dans l’air, qui peuvent présenter un risque pour la santé et l’environnement. Ils dépassent alors les seuils réglementaires.

Pourquoi y a-t-il parfois des pics de pollutions ?

Certains jours, il y a des « pics de pollutions » qui nécessitent de prendre des mesures spéciales de limitation des émissions polluantes (par exemple limitation de la circulation, circulation alternée) et d’information des populations pour préserver la santé humaine et l’environnement.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer la formation de ces pics de pollutions.

Les conditions météorologiques : un manque de vent ou de pluie pendant une période hivernale peut favoriser l’accumulation de polluants. Le soleil ou des températures trop élevés peuvent également avoir un impact sur les polluants et favoriser la formation de particules fines.

Les sources urbaines : les émissions provenant du chauffage, du trafic routier, de l’industrie ou de l’agriculture  limites le processus de dispersion atmosphérique des polluants.

Les polluants de l’air sont composés de gaz toxiques ou de particules nocives qui ont une incidence directe sur la santé et les écosystèmes.