Énergies renouvelables : où en est la France ?

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En France, les gisements de pétrole et de gaz conventionnel sont limités et en cours d’épuisement, l’exploitation du charbon est économiquement déficitaire et a été abandonnée, il n’y a plus de mine d’uranium en activité, et l’exploitation des gaz de schiste n’a pas été mise en œuvre suite aux débats quant à son impact sur l’environnement.

La France importe donc 98,5 % de son pétrole (Afrique, pays de l’ex-URSS, Moyen-Orient, Mer du Nord), 98 % de son gaz naturel (Norvège, Pays-Bas, Algérie, Russie), tout son charbon (Australie, États-Unis, Afrique du Sud, Colombie) et tout son uranium (Australie, Canada, Gabon, Niger, Russie).

Notre consommation d’énergie primaire est très élevée, et sa diminution doit s’accélérer pour permettre aux renouvelables d’augmenter leur part.

En croissance régulière depuis plusieurs années, les énergies renouvelables ne représentaient encore que 19,1 % de la consommation d'énergie en France en 2020. L’objectif à cette date était de 23 %, et a été porté à 33 % à l’horizon 2030 par la loi relative à l’énergie et au climat de 2019.
 

Infographie sur les données clés des énergies renouvelables (transcription détaillée ci-après)

Lire la transcription détaillée de l’infographie « Les données clés des énergies renouvelables 2021 »

Pour en savoir plus sur la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie en France, vous pouvez consulter le site notre-environnement.gouv.fr

 

Quelles sont les énergies renouvelables ?

Les énergies renouvelables sont des sources d’énergie inépuisables ou qui se renouvellent rapidement (à l’échelle de la vie humaine).

Il existe 6 grandes familles d’énergies renouvelables :

  • L'énergie solaire, produisant de l'électricité grâce aux panneaux solaires photovoltaïques ou de la chaleur grâce aux panneaux solaires thermiques. Pour en savoir plus, découvrez le dossier M Ta Terre « Comment ça marche l'énergie solaire ? » ;
  • L'énergie éolienne, produisant de l'électricité grâce aux éoliennes sur Terre ou en mer (éoliennes « offshore »). Pour en savoir plus, découvrez le dossier M Ta Terre « L'éolienne, une énergie renouvelable prometteuse » ;
  • L'énergie hydraulique, produisant de l'électricité grâce à des barrages ou de petites centrales sur des cours d’eau. Pour en savoir plus, découvrez le dossier M Ta Terre « L'énergie hydraulique et l'hydroélectricité » ;
  • L'énergie biomasse, produisant de la chaleur grâce au chauffage bois et à chaleur des usines d’incinération des déchets, produisant également par méthanisation du biogaz qui sera brûlé pour produire de la chaleur et/ou de l’électricité, et produisant des biocarburants. Pour en savoir plus, découvrez le dossier M Ta Terre « Comment ça marche la biomasse ? » ;
  • L'énergie du sol (géothermie), utilisée pour chauffer des bâtiments ou produire de l’électricité grâce à la chaleur stockée sous la surface de la Terre. Pour en savoir plus, découvrez le dossier M Ta Terre « Comment ça marche la géothermie ? » ;
  • Les énergies marines, qui regroupent l’énergie marémotrice (mouvement des marées), l’énergie houlomotrice (mouvement des vagues), l’énergie hydrolienne (force des courants marins), l’énergie thermique (écart de température des fonds et de la surface de la mer). Pour en savoir plus, découvrez le dossier M Ta Terre « Les énergies marines utilisent l'énergie marémotrice afin de produire de l'électricité ».

 

Le grand potentiel français

La France détient le 1er gisement éolien, le 5e gisement solaire et la 4e surface forestière d'Europe. De son côté, le biogaz (produit grâce à la méthanisation de déchets agricoles et ménagers) prend une place grandissante dans le mix énergétique.

  • Le bois énergie est la première ressource renouvelable en France (40 % des énergies renouvelables utilisées). Les poêles à bois et poêles à granulé chauffent plus de 6 millions de foyers français. Le bois est également de plus en plus utilisé dans les chaufferies, alimentant des bâtiments entiers et des réseaux de chaleur urbains. De façon plus large, la biomasse permet également de produire d’autres énergies renouvelables comme le biogaz issu de la méthanisation des déchets biodégradables ou les biocarburants.
  • L’hydraulique est la deuxième source d’énergie pour produire de l’électricité après le nucléaire. Les sites favorables aux grands barrages sont aujourd’hui largement équipés et le petit hydraulique peut encore se développer, à condition de maîtriser son impact sur l’environnement. L’énergie des marées n’est exploitée que dans l’usine marémotrice de la Rance.
  • Les pompes à chaleur valorisent la chaleur contenue dans l’air ou le sol pour la transférer dans les logements. Elles représentent aujourd’hui 9 % des énergies renouvelables produites en France. Elles ont un fort potentiel de développement, notamment en substitution des chaudières fioul, ou gaz, ou des radiateurs électriques qui sont moins performants.
  • La géothermie profonde pour le chauffage urbain est exploitable dans certaines zones favorables, en particulier les bassins parisien et aquitain. En Île-de-France, elle permet d’alimenter plus de 200 000 équivalents-logements via des réseaux de chaleur, en fournissant une chaleur à bas coût.
  • L’éolien est une technologie mature, fiable et compétitive avec un potentiel de développement encore très important en France. Chaque éolienne produit environ autant d’électricité que la consommation de 1 500 foyers (hors chauffage, et eau chaude sanitaire). En complément de l’éolien terrestre, l’éolien en mer (posé ou flottant) présente également un fort potentiel de développement.
  • L’énergie solaire photovoltaïque est disponible partout sur le territoire, même si sa part dans le mix électrique est aujourd’hui plus faible que l’éolien. Cette filière est dans une dynamique très positive : la puissance installée a doublé ces 5 dernières années. Elle possède encore un potentiel de développement très important sur les bâtiments, notamment en toiture et au sol (préférentiellement sur les terrains délaissés ou en friche).

 

Pour en savoir plus