Énergies renouvelables, alimentation, réparation d’objets : les structures de l’ESS s’engagent dans de nombreux secteurs

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Un grand nombre d’organisations proposent des solutions innovantes pour protéger l’environnement et aider les personnes à vivre mieux. Api’up élabore des objets design à partir de déchets de mobilier, la Recyclerie récupère et valorise des objets qui étaient destinés à la poubelle, Envie refabrique des appareils electroménagers grâce aux pièces récupérées sur plusieurs machineset les revend à bas prix, le Marchébus livre des fruits et légumes locaux aux habitants vivant dans des lieux sans commerce de proximité, …

Petit tour d’horizon des initiatives qui changent (un peu) le monde !

De l’énergie verte et citoyenne

Et si on produisait notre propre énergie ? C’est le défi un peu fou que certains citoyens se sont lancés.  Regroupés en coopérative pour acheter des panneaux solaires et des éoliennes, ils créent aujourd’hui leur propre électricité. Cerise sur le gâteau – ou plutôt éolienne dans le jardin – cela a généré la création d’emplois locaux pour construire, entretenir et gérer les éoliennes et les panneaux solaires.

Ces projets citoyens pour développer les énergies renouvelables sont de plus en plus nombreux en France : actuellement, on en dénombre plus de 260. Voir la carte des projets sur energie-partagee.org

Se nourrir en mode social, solidaire et durable

L’agriculture fait face à de nouveaux défis :  limiter le gaspillage alimentaire, repenser la rétribution des agriculteurs, réduire les pollutions liées à la production et au transport des aliments…

Certains agriculteurs se sont organisés en coopératives pour mettre en commun leurs productions : lait, viande, céréales, fruits, légumes… La coopérative est chargée de les transformer en produits finis (yaourt, conserve, plat préparé, …) que l’on retrouve ensuite en supermarché. Ils peuvent ainsi décider de la façon dont ils produisent et rétribuent leur travail.

Ces dernières années ont vu également émerger de nouvelles méthodes de production et de distribution : circuits courts via les AMAP (Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne), les supermarchés et distributeurs coopératifs comme La Louve ou Biocoop… Ces structures réduisent le nombre d’intermédiaires et augmentent la rétribution des agriculteurs tout en maintenant des prix acceptables pour les consommateurs. Cela a également un intérêt écologique car cela évite de transporter du lait, de la viande, des légumes… sur plusieurs milliers de kilomètres.

Pour pallier le gaspillage alimentaire, on voit émerger des initiatives qui redoublent d’ingéniosité.  Des associations récupèrent les invendus, à la sortie de la récolte ou bien en supermarché si la date limite de consommation est proche, pour les transformer en compote, en soupe, en purée et ainsi éviter qu’ils soient jetés !

Moins de déchets pour plus de partage !

Plutôt que de jeter nos vieux objets, pourquoi ne pas en faire profiter les plus démunis ? La recyclerie « un peu d’R » récupère les objets cassés ou inutilisés pour leur donner une nouvelle vie. Donner au lieu de jeter, acheter d'occasion plutôt que neuf, réparer, construire ou détourner ses propres objets pour en créer de nouveaux, elle sensibilise à ces nouveaux modes de consommation. L’association revend ensuite ces objets à très bas prix.

De son côté, la « Banque solidaire de l’équipement » offre des équipements neufs (vaisselle, mobilier, électroménager, linge de maison…) à très bas prix à des personnes en grande précarité. Pour cela elle collabore avec Emmaüs Défi qui reçoit les invendus de grandes entreprises. Cette initiative a permis d’équiper plus de 1 000 familles à Paris en 3 ans.

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