L'énergie hydrolienne : définition d'une énergie renouvelable méconnue

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Stéphane Leroy StoryCrea/Biplanv

Comment se forment les courants ?

Les courants marins sont principalement créés par l’énergie solaire.

En fonction de la région dans laquelle on se trouve, on reçoit plus ou moins d’énergie solaire.
Ainsi, les zones tropicales en reçoivent beaucoup plus que les zones polaires.

Pour rééquilibrer l’ensemble, les océans et l’atmosphère vont se mettre en mouvement, créant ainsi les courants, également influencés par la rotation de la Terre sur elle-même. Ces courants sont appelés « courants océaniques ».

Il existe également des « courants de marée », provoqués par les variations du niveau de la mer dues à la gravitation de la Terre, de la Lune et du Soleil.

Comment récupère-t-on l’énergie des courants ?

Les hydroliennes convertissent l’énergie cinétique des courants marins (ce sont plutôt les courants de marée qui sont visés) en électricité, comme le feraient des éoliennes avec le vent.

Ces courants ont pour caractéristiques d’être prévisibles, et particulièrement forts.

L’eau étant 830 fois plus dense que l’air, ces turbines, significativement plus petites que des éoliennes, permettent toutefois une production comparable.

Le développement de l’énergie hydrolienne

En Europe, des potentiels importants existent : l’Angleterre détient avec la France
l’essentiel du potentiel de l’hydrolien.

La France possède de nombreux atouts en raison de la puissance des courants, et plus particulièrement sur la côte Nord-Ouest. Les sites les plus favorables sont essentiellement répartis entre la Bretagne et le Cotentin.

L’énergie hydrolienne nécessite encore des phases d’expérimentation et d’amélioration, mais des fermes de plusieurs machines existent déjà dans le monde, comme en Ecosse où une ferme de 4 hydroliennes est installée et en fonctionnement depuis 2018.

De nombreux parcs hydroliens en construction

Aujourd’hui, cette technologie se développe de plus en plus. Sabella, une hydrolienne Des projets de développement sont en cours pour tester les technologies, la rentabilité...

En voici quelques exemples : 

  • Sabella, entreprise quimpéroise, a développé plusieurs hydroliennes, dont la D10, c’est son petit nom (un rotor de 10 mètres à 6 pales !). Installée dans des profondeurs de 25 à 50 mètres, elle est invisible depuis la surface et n’entrave pas la navigation ni les activités de pêche.
  • Oceanquest : cette machine de plusieurs centaines de tonnes a été installée en 2019 en Bretagne, entre Paimpol et l’ïle de Bréhat.

  • MeyGen : Cette ferme écossaise de 4 hydroliennes a produit en 2019 l’équivalent de la consommation annuelle électrique (hors chauffage et eau chaude sanitaire) de près de 3 000 foyers !

De nombreux autres projets sont en cours de développement,  notamment grâce au Programme d’Investissements d’Avenir mais aussi au soutien de la Commission Européenne.