L'hydraulique : une énergie renouvelable qui a de l'avenir

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Roland Bourguet / ADEME

L’énergie hydraulique représente aujourd’hui en France la première source d’énergie d’origine renouvelable pour la production d’électricité (9,3 % en 2011). Mais peut-on encore faire mieux ? 

La réponse est oui avec la montée en puissance programmée des énergies renouvelables dans le cadre du Grenelle Environnement et l’exploitation de l'énergie de la mer et des océans.

Les objectifs du Grenelle Environnement pour l’hydraulique

Les objectifs de développement de l’énergie hydraulique dans le cadre du Grenelle Environnement sont modestes en termes de production (environ +10 % de production hydraulique entre 2006 et 2020), en développant surtout les Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), car ces installations sont très utiles au réseau en cas de pics de consommation.

Cependant le développement des centrales hydrauliques est très limité par la problématique de la préservation des cours d’eau.

Des énergies marines avec un fort potentiel de développement

Au-delà de l’énergie de l’eau douce, les énergies marines sont un important potentiel de développement. 

La mer est un milieu riche en flux énergétiques pouvant être exploités sous diverses formes : 

  • l’énergie des courants marins, captés sous la surface de l’eau à l’aide d’hydroliennes (éoliennes sous-marines fixées au sol dont les pâles sont actionnées par le flux d’eau qui les traverse). Les contraintes d’installation et de maintenance représentent un défi technologique de mieux en mieux maîtrisé ;
  • l'énergie marémotrice exploite le mouvement inexorable de l’eau lié aux marées. Cette énergie est captée à l’aide d’un barrage traversant un estuaire ;
  • l'énergie des vagues (utilisation de la houle), qui l’énergie de la houle en mer via des systèmes oscillants mobiles, appelés « houlomoteurs » ;
  • l’énergie éolienne offshore : les parcs éoliens offshore captent le vent puissant qui souffle au large ;
  • l'énergie thermique des mers utilise les différences de température (appelé « gradient de température ») entre l’eau en profondeur et l’eau chaude en surface pour produire de l’électricité, mais également de l’eau douce, du froid pour la climatisation. Cette technologie est possible dans les zones intertropicales, car elle nécessite une différence de température d’au moins 20 °C.

Hormis l’éolien en mer, faute de technologies assez développées, les objectifs de développement pour 2020 des énergies marines sont limités (les énergies marines devraient contribuer à hauteur de 1 ou 2 % au mix énergétique en 2020). 

On peut penser que les premiers prototypes de taille significative pourront se développer avant 2015. En envisageant le développement industriel de ces filières et notre maîtrise de la demande énergétique, les experts tablent sur une part de 4 à 5 % de la consommation énergétique nationale par les énergies marines pour 2030.

 

Pour en savoir plus :