L’agriculture s’invite en ville

Paru en mai 2017

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fotolia_philipk76
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L’augmentation de la population mondiale combinée à une urbanisation croissante pose le constat d’un besoin plus important en nourriture. La réponse la plus simple serait de dire qu’il suffit d’augmenter la surface des terres agricoles. Cependant 80 % d’entre elles sont déjà surexploitées. Raser les forêts pour en faire des terres cultivables ? Les forêts sont le poumon de notre Terre, sans elles nous manqueront d’oxygène.

En 2015, 60 % des 7,4 milliards d’habitants sur Terre, vit en zone urbaine et ils seront 80% en 2050. En France, 75 % de la population habite en ville.

Les citoyens veulent pouvoir consommer des produits locaux de qualité dont ils connaissent l’origine et qui ne soient pas issus d’une production intensive nocive pour la nature et leur santé.

Des solutions très modernes se développent, on connait le grand succès des ventes directes du producteur au consommateur. On voit apparaitre une nouvelle forme de culture qui se développe en ville, c’est l’agriculture urbaine.

Rencontre avec un service civique en agriculture urbaine !

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Pour compléter notre dossier, nous avons pu rencontrer Axel, 21 ans, qui est en service civique dans l’agriculture urbaine aux Grands Voisins à Paris 14e. Nous avons voulu lui poser quelques questions.

ADEME/M.JAY

Salut Axel, merci de nous recevoir dans ce très bel espace au cœur de Paris.

  • Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton projet de service civique aux Grands Voisins ?

Bonjour Mathilde, cela fait un an que je cherche à me reconvertir dans l’agriculture alternative, celle qui s’oppose au monde des OGM et des tracteurs. Mais aucun cursus scolaire ne forme à cette voie, je me suis donc tourné vers le service civique qui propose beaucoup de missions alternatives sur l’environnement, la culture, le solidaire etc… Cette mission de 9 mois aux Grands Voisins en est le parfait exemple.

  • Quel est ton rôle aux grands voisins ? À quoi ressemble ton quotidien, les pôles que tu gères ?

Ma mission se divise en trois parties : organisation des potagers partagés, création de boîtes à champignons avec des salariés en difficulté, et assistance sur tous les projets d’agriculture urbaine. Ainsi, certains jours j’anime des ateliers jardinage, d’autre j’aide des gens à retravailler, je végétalise une rue, je construis une serre, mes journées sont toujours différentes.  

  • Qu’est-ce que tu as envie de dire à nos lecteurs sur ton expérience dans ce domaine ? Quels sont pour toi les enjeux de l’agriculture en ville ?

Je n’ai jamais autant appris que depuis le début de ma mission, il y a tellement de choses à découvrir sur l’environnement, les plantes, les énergies (humaines ou physiques) … L’agriculture urbaine ne fait que de débuter en France mais elle permet déjà de repenser les rapports à l’alimentation, aux relations humaines et naturelles, à l’emploi, et même au bien-être. Je suis fier de faire partie d’un projet aussi beau que l’agriculture en ville et j’encourage tout le monde à me rejoindre.