Des exemples d’agricultures urbaines

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L’agriculture urbaine, c’est en fait une multitude de techniques, d’espaces, d’aménagement et d’innovations qui contribuent à la végétalisation et la production agricole d’une ville. Il n’existe donc pas une mais des agricultures urbaines.

Paris/Permis-de-végétaliser

Les projets se développent du jardin au balcon en grimpant jusque sur les toits. Dans certaines mairies, à Rennes ou Paris par exemple on peut demander un permis de végétaliser permettant à n’importe qui de planter en toute liberté sur les trottoirs, aux pieds des immeubles et des arbres.  En plus, c’est écologique ! Les végétaux captent le CO2 et fixent les particules, ils participent donc à la réduction de la pollution atmosphérique et limitent le réchauffement planétaire.

 

La production de fruits et légumes en ville

Les jardins partagés

Partagés ou communautaires, ces jardins sont des potagers gérés en commun par un groupe d’habitants. Ils s’installent facilement au cœur des villes sur de petits espaces. Ils favorisent les liens entre les habitants d’un même quartier. De plus en plus à la mode, des cours de jardinage peuvent être proposés dans certains jardins pour avoir la main verte.

ADEME/ M.JAY

Les jardins pédagogiques

Ils sont installés en milieu scolaire ou dans des parcs, ils sont des lieux d’apprentissage et d’initiation à l’agriculture, à l’alimentation, à la nature et à l’environnement. Planter des arbres fruitiers dans les villes peut être un choix des communes que l’on retrouve traditionnellement dans les villes méditerranéennes (citronniers à Menton, orangers en Espagne, oliviers en Grèce). C’est une bonne façon de faire découvrir aux jeunes comment sont produits les fruits et légumes que nous consommons.

ADEME/M.JAY

 

La viticulture

Quand on parle de viticulture on imagine des vignes sur plusieurs hectares. Pourtant, les vignobles urbains sur de petites surfaces ne sont pas rares. Par exemple, en île-de France, on compte 132 vignes.  La plus connue est le Clos de Montmartre dans le 18ème arrondissement de Paris.

L’hydroponie ou culture hors sol

C’est la culture de plantes sur un sol neutre qui remplace la terre naturelle (sable, eau, billes d’argiles…). Les racines trempent dans l’eau où elles puisent les nutriments dont elles ont besoin. Cette culture peut être adaptée au contexte urbain avec la culture sur des toits ou dans des espaces clos…

ADEME/M.JAY

L’aéroponie

Forme de culture hors-sol où les racines sont suspendues et ne sont pas en contact avec un milieu solide ou liquide. L’approvisionnement en eau est assuré par des vaporisations permanentes en eau et en nutriment.

L’aquaponie

Ce terme est une contraction des mots aquaculture et hydroponie. Cette technique permet d’élever ensemble des végétaux avec des poissons d’eau douce. Ce sont les déjections des poissons riches en azote, en phosphore et potassium qui servent d'engrais pour le végétal qui a son tour purifie l’eau.

ADEME/M.JAY

 

L’élevage des animaux de la ferme en ville

Les volatiles

Les poulaillers s’installent dans les jardins partagés et les espaces verts. Les poules mangent nos restes de cuisine et pondent des œufs. On met ainsi moins de déchets à la poubelle !

ADEME/M.JAY

L’éco-pâturage

On aperçoit de plus en plus en ville, des brebis, des moutons ou des chèvres brouter les pelouses. Cette pratique permet d’entretenir (sans tondeuse) des zones naturelles, des prairies ou des zones enherbées en y laissant pâturer les animaux.

La myciculture urbaine

Des projets de champignonnière urbaine voient le jour dans des sous-sols désaffectés ou dans des anciens containers. Les projets reposent souvent sur la récupération des déchets (marc de café, drêche de brasserie).

L’apiculture urbaine

Des ruches sont présentes depuis longtemps en milieu urbain, et notamment dans les parcs. L’apiculture urbaine reste majoritairement le fait d’amateurs ou d’associations dans une volonté pédagogique et de loisirs.

L’algoculture urbaine

La production de micro-algues est en plein essor ; leurs fortes teneurs en protéines, lipides, sucres et pigments ouvrent de vastes champs d'application dans l'alimentation humaine et animale, les cosmétiques, l'énergie, les nanobiotechnologies, ou la chimie. Elles sont cultivées dans des bassins ouverts ou dans des photobioréacteurs fermés, pouvant donc s’adapter au milieu urbain.

L’entomoculture urbaine

La production d’insectes est un marché qui émerge avec des débouchées diverses : lipides et protéines pour l’alimentation humaine et animale, enzymes pour l’industrie pharmaceutique, chitine pour la production de bioplastique et déjections et exuvies pour fertiliser les terres. Quelques espèces sont adaptées à l’agriculture urbaine, permettant notamment de recycler des déchets (alimentaires, verts, des boulangeries, des cafés…), c'est le cas des vers lombrics qui mangent les déchets organiques et produisent des déjections que l'on utilise comme terreau dans un lombricomposteur.


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