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La qualité de l'air que nous respirons

Quelles sont les conséquences de ces pollutions ?

Nos poumons filtrent en moyenne 10 000 à 15 000 litres d’air chaque jour, et jusqu’4 fois plus pour un sportif en exercice.
Ainsi, la qualité de l’air que nous respirons a des conséquences sur notre santé, mais également sur l’environnement.

Sur notre santé

Les effets de la pollution de l’air dépendent de notre état de santé, de la concentration des polluants, de la durée pendant laquelle on les respire. Les sujets fragiles, comme les enfants ou les personnes âgées, sont plus sensibles à ces pollutions.

Une mauvaise qualité de l’air peut comporter des risques à court et à long terme.
Par exemple, à court terme, certains polluants provoquent des irritations des yeux et des infections des voies respiratoires.
Le dioxyde de soufre (SO2) est en majorité absorbé au niveau de la gorge. Il provoque de la toux, de l’essoufflement. L’ozone (O3) et le dioxyde d’azote (NO2) pénètrent, eux, jusqu’aux bronches. Ils peuvent passer dans notre organisme au niveau des alvéoles pulmonaires et peuvent être responsables de l’aggravation des crises d’asthme.
Les particules les plus grosses sont retenues dans le nez ou la gorge. Elles nous font tousser ou éternuer. Les autres (moins de 0,001 mm) vont d’autant plus loin qu’elles sont fines.
Même s’il est difficile de mettre en lien l’apparition d’un cancer et l’exposition passée à une mauvaise qualité de l’air, il est avéré que certains polluants comme la fumée de tabac, le radon (gaz radioactif), les émissions des moteurs Diesel et à essence sont responsables de certains cancers, notamment des poumons.
Ainsi, l’amiante extraite des roches, qui était utilisée comme isolant résistant au feu à l’intérieur de bâtiments est désormais interdite dans les constructions. On sait à présent que ces très fines fibres pénètrent nos poumons, et provoquent parfois des lésions et des cancers, des dizaines d’années plus tard.

 


Les effets des polluants les plus courants sur la santé.

Les êtres humains ne sont pas les seuls à être touchés par la pollution de l’air. Cela atteint aussi les plantes, les bâtiments. Les traces noires que tu vois sur les bâtiments sont dues à cette pollution. La croissance des plantes est perturbée par l’ozone.
Le dioxyde de soufre (SO2) et l'oxyde d'azote (NOx), captés par les nuages et libérés lors des pluies, attaquent les pierres des certains monuments, acidifient les lacs et fragilisent les forêts. Tu connais certainement ce phénomène sous l’appellation de « pluies acides » : sous l’effet de ces gaz, les pluies, neiges, brouillard deviennent plus acides et altèrent les écosystèmes.

 

Au niveau planétaire

La pollution de l’air est due à l’émission d’éléments de différentes sortes dans l’atmosphère. Même s’ils sont émis localement (au niveau d’une ville par exemple), ces polluants ont des conséquences à la fois au niveau local, régional et planétaire :

- les « pluies acides » : sous l’effet des oxydes d’azote (NOx) et du dioxyde de soufre (SO2), les pluies, neiges, brouillard deviennent plus acides et altèrent les écosystèmes ;

- la contribution à l’effet de serre et au réchauffement planétaire : l’industrie, l’agriculture, les transports émettent des polluants tels que le gaz carbonique, le méthane… Ces gaz participent à l’effet de serre et donc au réchauffement planétaire.

> Lire le dossier sur le changement climatique.

- la destruction de la couche d’ozone : la couche d’ozone est une partie de la stratosphère qui contient de l’ozone (O3). Située entre 30 et 40nbsp;km de la surface terrestre, la couche d’ozone permet d’absorber une partie importante du rayonnement ultraviolet (UV) du soleil qui est dangereux pour les organismes vivants. Sans couche d’ozone, la vie sur Terre ne serait pas possible.
Mais depuis le milieu des années 1980, les scientifiques ont mesuré une forte baisse de l’ozone dans la stratosphère au-dessus du continent de l’Antarctique. C’est le fameux « trou de la couche d’ozone ».

Augmentation du trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique
Evolution du trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antartique
(image : Nasa)

Le trou de la couche d’ozone est provoqué par l’émission de gaz chlorés et fluorés (les chloro-fluoro-carbures (CFC)), les gaz bromés et d’oxyde d’azote. Les activités humaines sont directement responsables de ces émissions. Par exemple, on retrouve les CFC dans les systèmes réfrigérants, les bombes aérosols, les solvants… Les gaz bromés se trouvent dans les extincteurs. L’oxyde d’azote, quant à lui, est un gaz dégagé par les processus de combustion, notamment dans le secteur des transports.

Heureusement, désormais, grâce à la signature en 1987 du protocole de Montréal (aujourd’hui ratifié par tous les pays), les principaux CFC responsables du trou de la couche d’ozone ne sont plus produits (sauf pour des usages primordiaux comme en médecine). Mais il faudra encore un certain temps avant que la couche d’ozone se reconstruise car la durée de vie des CFC dans l’atmosphère est de 50 ans.

Cela nous montre que les activités de l’Homme ont un réel impact sur la planète, mais qu’une mobilisation internationale peut être organisée pour répondre à ces problèmes.

 

 

Epines de sapin jaunies
Jaunissement des épines de sapin dû aux pluies acides.

 

 

 

 


Dégradation des bâtiments due à la pollution urbaine.

 

 

 

 

Trou de la couche d'ozone en ocotbre 1999
Trou de la couche d'ozone en octobre 1999.

 

L'ozone : bon ou mauvais ?L’ozone (O3) est un gaz naturellement présent dans l’atmosphère.

Mais en fonction de l’endroit où il se trouve, il peut être bénéfique ou nocif :
- dans la stratosphère (de 10 à 50 km de la surface terrestre), l’ozone est le gaz qui forme la couche d’ozone, qui a pour rôle d’absorber une partie du rayonnement ultraviolet du soleil, nocif pour les organismes vivants. C’est ce que l’on appelle le « bon ozone ».

- dans la troposphère (de la surface à 10 km de hauteur), l’ozone est issu de transformations chimiques dans l'air entre les oxydes d'azote et les composés organiques volatils. Ces réactions sont fortement stimulées par le rayonnement solaire. L'ozone a des effets sur la santé, les végétaux, les matériaux et le climat (c'est un gaz à effet de serre). C'est le « mauvais ozone ».

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