Toi, la conso et les gaz à effet de serre

Un steak de boeuf et un yaourt à la fraise, ça produit aussi des GES

Et oui ! L’alimentation des bovins nécessite des fourrages et des céréales en grosse quantité. Pour faire pousser les céréales, on utilise de l’engrais (qui dégage un GES puissant, le protoxyde d’azote) et pour les récolter, il faut faire fonctionner des engins agricoles. Parfois, ces céréales viennent même de très loin, de l’autre côté de la planète où elles sont produites à plus faible coût. Tout cela consomme des carburants qui dégagent du CO2. Durant l’élevage, le stockage des excréments animaux et la rumination produisent du méthane. Les engrais chimiques mis sur les cultures et les matières organiques (compost, fumiers) qui enrichissent la terre dégagent du protoxyde d’azote. Ensuite, pour obtenir un steak, il faut encore de l’énergie, pour transporter le bœuf jusqu’à l’abattoir, le conserver en chambre froide, le découper, l’emballer puis le transporter jusqu’au magasin où tu l’achètes.
Enfin, après consommation, il faut encore éliminer l’emballage en l’incinérant. Cela nécessite une fois de plus de l’énergie.

Certaines viandes vont produire plus de GES que d’autres. Par exemple, le bœuf est une viande qui émet beaucoup de GES pour sa production. Si l’on compare au poulet, il faut plus de céréales pour engraisser un bœuf. De plus, le bœuf, en ruminant, rejette un autre GES, le méthane, ce que ne fait pas un poulet. Et puis, si le bœuf est élevé en Argentine, le steak mangé en France sera responsable d’encore plus de GES. Car plus un produit parcourt de kilomètres avant d’arriver chez toi, plus il dégage des GES, surtout s’il voyage en avion et par la route.

On peut encore citer un autre exemple :
Un pot de yaourt à la fraise peut parcourir plus de 9 000 km
si on prend en compte le trajet parcouru par chacune des matières premières : fraises, lait, levures, sucre, pot, couvercle, étiquettes… et celui jusqu’à chez toi.

Attention, nous ne sommes pas en train de te demander de ne plus manger de yaourts à la fraise, de bannir le bœuf de ton alimentation pour ne manger que du poulet, ou encore de devenir végétarien ! Non, il faut juste arriver à varier ton alimentation en faisant attention à ce que tu achètes et ce que tu consommes. Par exemple, réduire et varier ta consommation de viande en alternant viande et protéines végétales (petits pois, soja, lentilles, fruits secs) et/ou en alternant viandes rouges et viandes blanches. Sache que les nutritionnistes estiment que dans notre alimentation, nous consommons trop de viande. En effet, au niveau mondial, la consommation de viande s’élève à 38 kg par an et par habitant. Alors qu’un Européen en consomme 88 kg et un Français 92,5 kg !
De la viande 2 à 3 fois par semaine, c’est suffisant !